Je prends ma part
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La Ferme de Novel aujourd'hui : un long corps de ferme en pierre sous un grand toit de tuiles, percé de portes de bois en arc dont une rouge

Façade côté cour

La charpente de bois sous le toit : de grandes fermes et des entraits apparents au-dessus d'un plancher bordé d'une barrière de bois

La magnifique charpente historique

La ferme depuis la rue : un long mur de pierre enduit percé d'une porte charretière en arc, sous un grand toit de tuiles

Façade côté rue

Annecy, quartier de Novel

La Ferme de Novel

Un corps de ferme du XIXe siècle au milieu du quartier de Novel, à Annecy.

En poussant la porte…

On entre par la porte de la cour. Au rez-de-chaussée, la première chose qu'on voit est un arc de brique blanchie au-dessus d'une vieille porte de bois, sous un plafond bâché.

La grange est sur deux niveaux, le rez-de-chaussée et le premier étage, qui ne sont pas reliés entre eux. Le sol est en béton, les aménagements sont sommaires et sous le toit court une charpente d'époque magnifique.

C'est une ferme baujue, typique de la région. Le bâtiment a été repris plusieurs fois au fil du temps, si bien qu'aucun style ne le résume parfaitement. Il porte ses époques les unes sur les autres.

Les photographies montrent le bâtiment tel quel, sans rangement ni éclairage ajouté. Il est dans son jus.

L'étage de la grange : un sol de béton, une barrière de bois le long du vide et la charpente au-dessus, éclairée par deux oculus Un mur blanchi percé d'une ouverture encadrée de blocs gris et fermée par des planches, sous la charpente Une pièce sombre sous un plafond de béton : une fenêtre à petits carreaux, une vieille porte de bois et des planches entassées

Une rénovation au service du soin, du lien et du vivant

Pouvoir s'ouvrir – pouvoir s'isoler
Se sentir accueillie – se sentir en sécurité

La réhabilitation de la Ferme de Novel incarne dans le bâtiment lui-même ce que la Maison Audacieuse veut rendre possible : coopération, accueil, soin, lien social et vie collective.

L'architecture fait dialoguer deux besoins qui traversent tout le projet :

  • L'ouverture sur le quartier, la rencontre, le commun ;
  • L'intimité, la sécurité, le calme d'un lieu de soin.
Plan de masse : la ferme au coin de la route du Périmètre et de l'avenue de Novel, avec la cour plantée qui la sépare du manoir de Novel.
Plan de masse
Coupe du bâtiment rénové sur toute sa longueur : au rez-de-chaussée des bureaux, un escalier, deux cabinets de soin, un passage voûté et un café avec son comptoir ; à l'étage des pièces habitées ; sous les combles un grand volume ouvert où des silhouettes se rassemblent

Accueil des femmes
victimes de violences

Pôle de santé

Rue intérieure

Café des Audacieuses

Béguinage

Créativité et éveil

Répartition des espaces, première esquisse
Plan du rez-de-chaussée : à gauche, des locaux et une salle de pause partagée autour du hall et de l'escalier ; au centre, la rue intérieure qui traverse le bâtiment ; à droite, la salle du café avec son bar, sa cuisine et une terrasse. Les accès du béguinage, de la Maison Audacieuse et du café donnent sur la cour.
Rez-de-chaussée
Plan du premier étage : des logements d'une ou deux pièces avec leur salle d'eau, une terrasse au-dessus de la rue intérieure et des communs (une chambre d'amis, une buanderie, un séjour avec cuisine).
Premier étage
Plan du deuxième étage : des cabinets de soins autour d'une salle d'attente, un séjour d'accueil et des salles d'entretien, une terrasse et une salle polyvalente avec ses vestiaires.
Deuxième étage

Dessins de Basa Architecture, plans de septembre 2026.

Une identité forte

La Ferme de Novel porte une identité patrimoniale forte : pierre, charpente, volumes. Le projet architectural prolonge cette identité tout en adaptant le bâtiment à ses nouveaux usages, avec une attention particulière portée à :

  • La lumière : amener la lumière au cœur du bâtiment en respectant la volumétrie,
  • Les seuils et les ambiances : organiser des niveaux d'intimité,
  • La circulation : faciliter les croisements tout en préservant des espaces de retrait.

Nous avons organisé le lieu autour d'une rue intérieure. Elle traverse le bâtiment, apporte la lumière et relie les espaces, du plus ouvert au plus protégé. C'est un lieu de vie : on peut s'y poser, y passer du temps, rencontrer du monde, échanger, s'y sentir bien. Et surtout vivre le lieu sans avoir besoin de consommer.

Illustration de la rue intérieure : sous la charpente, deux coursives plantées où l'on lit et où l'on discute ; au rez-de-chaussée, un accueil, des tables de café et une porte vitrée en arc au fond
La rue intérieure, une projection du lieu à venir.

Une rénovation
écologique et durable

Le bâtiment une fois rénové, vu par l'architecte : le long toit de tuiles percé de fenêtres de toit, le pignon habillé de lames de bois au-dessus de grandes baies vitrées, une terrasse avec des tables et des chaises, des arbres et une prairie fleurie
Le lieu une fois rénové. Visuel Basa Architecture.

La ferme se trouve dans le périmètre d'un monument historique, ce qui impose des contraintes réglementaires. Nous voulons conserver sa volumétrie, ses murs de pierre et sa charpente, qui font la valeur du lieu.

Le projet vise un équilibre entre performance énergétique, confort et respect du bâti ancien, avec une attention portée à :

  • Des matériaux compatibles avec la pierre et le confort hygrothermique : terre, chaux, chanvre ;
  • Une isolation pensée pour conserver la lecture de la charpente ;
  • Le réemploi autant que possible : revêtements, équipements, éléments de second œuvre.

L'aménagement des extérieurs s'appuie sur une logique de biodiversité : plantations locales, diversité végétale, refuges pour la faune (nichoirs, gîtes…) et pratiques de jardinage cohérentes avec une gestion éco-responsable.

Une approche collaborative

L'équipe de maîtrise d'œuvre a engagé le projet dans une dynamique de co-conception avec les futur·es occupant·es et usager·es, grâce à des méthodes d'intelligence collective : questionner le programme, hiérarchiser ensemble ce qui compte, choisir des orientations, affiner certains espaces.

Le projet prévoit des temps de chantiers participatifs, pensés comme des moments de transmission, d'appropriation et de construction collective. Ces temps s'articulent avec l'intervention des professionnel·les. Ils permettent aussi de créer une expérience partagée : mettre la main à la matière, comprendre le lieu, prendre part à sa transformation.

Un atelier du collectif vu de dessus : autour d'une table, deux personnes de dos posent des notes adhésives de couleur sur un grand plan des espaces du lieu

Combien sommes-nous à vouloir soutenir la création d'un lieu commun pour l'égalité de genre ?

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